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(Par Lionel Jaoui, sports.fr) C'est un Monaco sur un petit nuage qui accueille Nice samedi, pour le compte de la 22e journée de Ligue 1. Avec trois victoires en trois matches de championnat en 2010, le club de la Principauté s'est replacé dans la course à l'Europe. Et Djimi Traoré n'est pas étranger à ce renouveau. Le latéral malien, arrivé cet été, se confie avant ce traditionnel derby de la Côte d'Azur.

(photo: Maxppp)
Djimi, comment le groupe aborde ce match contre Nice ? On sait que c'est un derby, que c'est un match très important pour tous les supporters monégasques donc ça nous motive.
Après, on le prépare comme tous les autres matches, avec l'objectif de prendre les trois points. Mais on sait que ce sera un gros match avec une super ambiance. N'est-il pas difficile de se dire qu'à Louis-II, Nice jouera presque à domicile ? Non, pas forcément. Vous savez quand on joue à l'AS Monaco, on fait abstraction du public parce qu'on sait que le stade ne sera pratiquement jamais plein. On joue peut-être devant 8.000 personnes, c'est toujours comme ça. Mais même à l'extérieur, on a montré qu'on était capable de faire de gros matches. On est prêt pour ça. Avec ce très bon début d'année 2010, avez-vous le sentiment que le groupe ait passé un cap ? Oui, on peut dire ça. On ne s'est pas reposé sur nos lauriers, on sait que si on lâche les bases, on passe à travers. Il faut jouer avec nos fondamentaux et toujours travailler de la même façon. Dès qu'on commence à prendre trop confiance, on prend des claques, comme à Nancy ou contre Lille. Le groupe a pris conscience de ses qualités, ses défauts, et de ce qu'il faut faire pour s'imposer. Monaco est sixième, à seulement un point de la troisième place. Avez-vous revu vos objectifs à la hausse ? Non, on évolue toujours de la même façon. L'important reste de prendre le maximum de points et de faire une meilleure saison que l'année dernière. Je pense que c'est au fur et à mesure des matches qu'on va vraiment prendre conscience des objectifs. Je dirais qu'on peut viser les six premières places mais pour l'instant on est loin de parler d'Europe. C'est un championnat qui est très serré et si on répète des mauvaises séries comme on l'a fait avant, on descendra très vite. Que vous inspirent les récentes grosses performances de Stéphane Ruffier ? Je pense qu'il est à l'image de l'équipe, il monte en puissance, il prend de plus en plus confiance en lui. Il a commencé avec quelques nouveaux joueurs en défense, donc il lui a fallu un petit temps d'adaptation. Mais tout le monde sait que c'est un très bon gardien et il ne fait que confirmer son talent. De votre côté, vous aviez reçu plusieurs propositions de clubs anglais cet été. Qu'est ce qui vous a poussé à aller à Monaco ? Déjà, c'est le projet. Et le coach aussi (Guy Lacombe, ndlr). Ça a été déterminant dans mon choix parce que je le connaissais (ils se sont côtoyés à Rennes en 2008, ndlr), je connais ses méthodes et je sais ce qu'il attend de moi. Je suis très content de ma situation ici, j'essaye de faire de mon mieux. Ils m'ont pris pour mes qualités, l'expérience que je pouvais apporter à cette équipe qui est assez jeune et c'est ce que j'essaye de faire. Vous êtes passé entre autres par Liverpool, Lens, Rennes, Portsmouth, Birmingham. Qu'est-ce qui explique ces nombreux changements de clubs ? Il y a deux sortes de joueurs. Certains préfèrent être assis sur le banc et regarder les autres jouer, et d'autres préfèrent être sur le terrain. Je suis dans cette deuxième catégorie. Dès que je commençais à rester sur le banc, je ne voulais pas m'éterniser et je préférais m'en aller que prendre un salaire et rien faire d'autre. Ne regrettez-vous pas d'être parti si tôt à Liverpool alors que vous auriez pu vous aguerrir davantage en France ? Non, je ne regrette aucun de mes choix. Quand je suis parti à 19 ans, c'était un choix mûrement réfléchi et je n'ai pas à le regretter. A l'arrivée, j'étais dans l'un des meilleurs clubs au monde, j'ai gagné la Ligue des champions. En restant en France, je serais peut être devenu un joueur banal. Quel regard portez-vous sur l'élimination du Mali dès le premier tour de la CAN ? C'est une grosse déception. Quand on voit tous les grands joueurs qui sont dans cette équipe, que ce soit Sissoko, Keita, Kanouté ou Diarra, il y a de la qualité. Mais maintenant, ce n'est pas parce qu'il y a de grands noms que ça marche. Il manque de la cohésion dans l'équipe.

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